«Dieu est le seul l’unique et Mohamed son prophète»

Le ciel était ouvert.
Des fumées d’encens étaient appesanties par des prières, des cris et des sanglots, montant vers l’éden.
« – Oh Dieu, vous le Miséricordieux, faites nous part de votre bonté et de vos richesses », disait l’un.
« – Oh Dieu, le tout Puissant, vous le Clément, accordez nous votre grâce et votre pardon », disait l’autre.
Sous cette toiture parée d’arabesques qui datent de l’époque andalouse, adossés aux poutres en marbre au blanc sans pareil, des gens riches, pauvres, des enfants, des hommes en djellaba, des femmes voilées, tous n’avaient de cesse de prier leur Dieu.
S’en suit des sons de tambours, des sons forts qui arrachent les cœurs et enchainent les esprits à des airs de transe dont ils ne peuvent se détacher. Des appels à Dieu, des demandes de secours au Prophète Mohammed, ils ne pouvaient plus maitriser leurs corps qui ne leur appartenaient plus désormais.
Des femmes se découvraient de leur voile inconsciemment sous des mouvements et des gestes psychédéliques, des hommes remuaient leurs têtes dans tous les sens et écumaient agenouillés les mains collées au sol tissé de roseaux, les enfants qui accompagnaient leurs parents pleuraient toutes les larmes de leurs corps frêles et diaphanes, apeurés.
Les rythmes ralentirent, les uns étaient effondrés, les autres évanouis…
« -Allah ! Allah ! Allah ! Allah ! »
Les bougies qui ornaient la grande place s’éteignirent d’un simple souffle de vent, tout s’arrêtait là.
Le ciel se referma.

Soufisme… bon sujet d’inspiration !
=)